Le nationalisme corse et la centralisation de la République française, quel type de relation?

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Université d'Ottawa | University of Ottawa

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Résumé

Cette thèse de maîtrise s’intéresse au cas du nationalisme corse au sein d’une France qui présente des caractéristiques de centralisation réduisant les possibilités d’avancées vers l’autonomie politique de l’île. En s’intéressant à la période qui va de la Corse indépendante (1755-1769) à la normalisation nationaliste depuis 2010, cette recherche vise à montrer comment l’identité de la Corse est vécue et utilisée par les nationalistes pour défendre des revendications d’autonomie. La thèse met au point un bilan de l’identité sociale corse en se basant sur un cadre théorique choisi, l’ethnosymbolisme. Le travail souhaite aussi montrer l’importance centrale de la relation entre la France et la Corse pour comprendre le mouvement nationaliste de cette dernière. Une idée de réaction nationaliste est soutenue tout au long du travail. L’écart social et identitaire entre la Corse plus rurale, chrétienne, aux rapports personnels et rapprochés, voire claniques, et la France à la république laïque, universelle et idéelle permet de comprendre les différends qui sont en jeu. Le travail s’intéresse à la relation franco-corse dans la durée pour montrer que l’annexion de 1769, suivie de la républicanisation et du bouleversement des Trente Glorieuses fondent les bases de la réaction nationaliste corse. Il est aussi montré à quel point la langue corse est revendiquée par les nationalistes face à l’imposition du français. La thèse questionne alors la forme de l’État français unitaire en proposant de travailler sur l’étude particulière du cas corse.

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Mots-clés

Nationalisme, Corse, France, Autonomie, Ethnosymbolisme

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