Plato's Criticism of Socrates

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Université d'Ottawa / University of Ottawa

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Résumé

This dissertation concerns the practical and methodological difference between Plato and his Socrates. Whereas Socrates pursues wisdom in oral conversation, directly and publicly examining, questioning, refuting, and reproaching his fellow Athenians, Plato creates wisdom by writing dramatic dialogues chiefly featuring Socrates. Typical explanations of this difference turn on the comparative effectiveness of written texts for Plato's philosophical and political aims, but these explanations have not yet adequately explored the ways in which Socrates' oral dialectic is ineffective. The purpose of this dissertation, then, is to explore the ineffectiveness of Socrates' oral dialectic. I do this by focusing on four dialogues in which Plato represents Socrates' interlocutor making an explicit critique of Socrates: the Apology, the Clitophon, the Euthydemus, and the Gorgias. These four critiques are related but not identical, occurring each in its own dramatic context and emphasising distinct aspects of Socrates' occupation. As such, I analyse and evaluate each critique individually. In general, I show that Socrates' critics mistake and misunderstand certain details of Socrates and his occupation, but are nevertheless on the right track with their critique. In Chapter 1, I show that Socrates' accusers are wrong to charge Socrates with impiety for the reasons that they do but that Socrates' defence speech itself nevertheless vindicates their accusations, demonstrating before the judges and Plato's readers that his occupation does in fact imply his guilt. Next, in Chapter 2, I show that Clitophon wrongly expects Socrates to resolve his aporia and teach him justice following his apparently protreptic speech because he is in fact ignorant of justice but that Socrates' ignorance belies his responsibility for Clitophon's aporia and so for his continued injustice. In Chapter 3, I show that Socrates' anonymous critic at the end of the Euthydemus rightly critiques Socrates for willingly submitting to Euthydemus and Dionysodorus in his conversation with them, and as such for risking the quality of Clinias's soul. Finally, in Chapter 4, I show that Callicles, despite wrongly promoting the tyrannical life of rhetoric, nevertheless rightly critiques Socrates for his inexperience with respect to human affairs and so his powerlessness in actually creating justice. I conclude by reflecting on the significance of these critiques for the difference between Plato and his Socrates: not that Plato's written dialectic is more effective but that it is safer. -- Cette dissertation parle de la différence pratique et méthodologique entre Platon et son Socrate. Tandis que Socrate poursuit la sagesse par la conversation orale, en examinant, questionnant, réfutant et réprimandant publiquement et directement ses camarades Athéniens, Platon crée la sagesse en écrivant des dialogues dramatiques mettant principalement en scène Socrate. Les explications habituelles de cette différence s'appuient sur l'efficacité comparée des textes écrits pour atteindre les objectifs philosophiques et politiques de Platon, mais elles n'ont pas encore suffisamment exploré les raisons de l'inefficacité de la dialectique orale de Socrate. L'objectif de cette dissertation est donc d'explorer cette inefficacité. Pour ce faire, je me concentre sur quatre dialogues dans lesquels Platon présente l'interlocuteur de Socrate formulant une critique explicite de ce dernier: l'Apologie, le Clitophon, l'Euthydème et le Gorgias. Ces quatre critiques sont connectés mais non identiques, chacune s'inscrivant dans un contexte dramatique spécifique et mettant l'accent sur des aspects distincts de l'activité de Socrate. Par conséquent, j'analyse et évalue chaque critique individuellement. En général, je démontre que les critiques de Socrate commettent des erreurs et interprètent mal certains détails concernant Socrate et sa profession, mais que leur critique reste néanmoins pertinente. Au Chapitre 1, je montre que les accusateurs de Socrate ont tort de l'accuser d'impiété pour les raisons invoquées, mais que son discours de défense, à lui seul, justifie leurs accusations, démontrant aux juges et aux lecteurs de Platon que sa profession implique bel et bien sa culpabilité. Ensuite, au Chapitre 2, je montre que Clitophon attend à tort de Socrate qu'il résolve son aporie et lui enseigne la justice après son discours apparemment protreptique, car il ignore en réalité la notion de justice. Mais cette ignorance révèle la responsabilité de Socrate dans l'aporie de Clitophon et, par conséquent, dans l'injustice qu'il perpétue. Au Chapitre 3, je démontre que le critique anonyme de Socrate à la fin de l'Euthydème le critique à juste titre pour s'être soumis volontairement à Euthydème et à Dionysodore lors de leur conversation, mettant ainsi en péril l'âme de Clinias. Enfin, au Chapitre 4, je montre que Calliclès, malgré sa promotion erronée d'une vie rhétorique tyrannique, critique néanmoins avec justesse Socrate pour son inexpérience des affaires humaines et, par conséquent, son impuissance à instaurer une véritable justice. Je conclus en réfléchissant à la portée de ces critiques quant à la différence entre Platon et son Socrate: non pas que la dialectique écrite de Platon soit plus efficace, mais qu'elle soit plus sûre.

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Mots-clés

Plato, Metaphilosophy, Dialectic, Literature

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